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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: Titanic ou métamorphose]]></title>
    <link>http://titanic.metamorphose.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;Titanic ou métamorphose&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Mon, 21 Sep 2009 11:34:24 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 21 Sep 2009 11:34:24 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 titanic.metamorphose.over-blog.com</copyright>            <category>Économie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de claude saint-jarre]]></title>
        <link>http://titanic.metamorphose.over-blog.com/article-33918094-6.html#comment56796185</link>        <description><![CDATA[
  Bonjour . J'organise un conférence sur l'éco-gastronomie près de 'Montréal cet été avec Boucherville en transition, pour se départir du pétrole. Pouuvez-vous venir parler de la métaphysique de la
  fraternité ou par vidéo et comment rejoindre Françoise Plassard et le programme de l'éducation à l'environnement qu'elle mentionne dans crise sociale ou écologique? Merci!

  
]]></description>
        <pubDate>Sat, 20 Feb 2010 13:13:47 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ee538f59b5927059d2d7accac61de6ce</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de plassard francois]]></title>
        <link>http://titanic.metamorphose.over-blog.com/article-36317471-6.html#comment49089068</link>        <description><![CDATA[
  Créer des monnaies par millions<br>
  LE MONDE | 18.08.09 | 14h04 La monnaie Wir suisse<br>
  <br>
  Ne dites pas à Roland Canonica qu'il contribue à changer le monde, il croit qu'il est banquier... Et c'est d'un ton placide, avec un bel accent helvète de Neuchâtel, qu'il explique au journaliste
  français étonné que la Banque Wir existe depuis 1934, et que, oui, elle gère sa propre monnaie, et que, ma foi, ça marche bien : 60 000 entreprises participent au système. Bien sûr, on a été un peu
  prudents, on visite tous les clients avant d'ouvrir un compte. Ah, un détail, les wirs ne rapportent pas d'intérêts.<br>
  <br>
  Si M. Canonica est très heureux que vous l'appeliez, il n'est pas du genre à vous promettre que sa banque se pliera en quatre pour vous, et qu'il multipliera vos économies par miracle. "On vise le
  long terme", dit-il. Et, en passant : "C'est une opportunité pour résister à la mondialisation." En fait, la Banque Wir, dont M. Canonica se présente comme "le technicien", est un archétype des
  systèmes monétaires indépendants que de plus en plus de groupes divers veulent créer à travers le monde : elle crée et gère sa propre monnaie.<br>
  <br>
  Elle est née en Suisse en 1934, au coeur de la crise économique, de l'union d'une quinzaine de petites entreprises : celles-ci voulaient pouvoir s'échanger leurs produits, alors même que, faute
  d'argent, le commerce était au point mort. L'idée était de s'ouvrir des crédits mutuels au sein d'un Wirschaft Ring ("cercle économique"). Ils seraient comptabilisés en une unité spécifique, le
  wir, de valeur égale à un franc suisse.<br>
  <br>
  Comment cela fonctionne-t-il ? Quand l'entreprise A achète quelque chose à B, A reçoit un crédit et B enregistre le débit correspondant. Le débit en wir sera compensé par les ventes de B à un
  participant C, ou réglé en francs suisses, avec lesquels la convertibilité est totale.<br>
  <br>
  Le système a fait ses preuves, de nombreuses autres entreprises s'y sont agrégées, l'organe de comptabilité a obtenu le statut bancaire. Mais cette banque présente une caractéristique remarquable :
  elle ne cherche pas à gagner de l'argent, juste à faciliter les transactions entre les participants. "Nous pratiquons un taux de 0,8 %, pour couvrir les frais, dit M. Canonica d'un ton détaché.
  C'est beaucoup moins qu'ailleurs." Le système prospère : soixante-quinze ans après sa création, il fait circuler chaque année plus de 1,7 milliard de francs suisses (1,1 milliard d'euros), et il
  est cité en exemple par un des meilleurs spécialistes mondiaux des monnaies complémentaires.<br>
  <br>
  "Vous l'aimez cuit comment, votre saumon ? - Euh, comme vous voulez, ça ira." Bernard Lietaer reçoit très gentiment dans son grand appartement de Bruxelles, décoré de masques africains et
  asiatiques et de centaines de livres. Plutôt que de vous retrouver dans un restaurant, il prépare - avec talent, il faut le dire - le repas, tout en poursuivant la conversation.<br>
  <br>
  Son amabilité recouvre une longue et originale expérience de financier. Au sein de la Banque royale de Belgique, il a appartenu à la petite équipe qui a conçu le système monétaire qui a conduit à
  l'euro ; puis, il est devenu gérant d'un des premiers fonds spéculatifs, le Gaia Fund, au début des années 1990. Il était alors un des plus gros acheteurs "d'options" à la City de Londres. Mais,
  aussi étrange que cela paraisse, il a quitté ce jeu qui ne répondait pas à ses aspirations, et a commencé à se passionner en intellectuel sur le phénomène monétaire, avant de promouvoir les
  monnaies complémentaires.<br>
  <br>
  Pour comprendre sa démarche ou celle de la Banque Wir, il faut se rappeler un fait, si contraire au sens commun : la monnaie n'est pas fabriquée par une autorité centrale qui l'adosse à des
  réserves d'or ou d'argent ; elle est créée par les banques privées à partir des promesses de remboursement des emprunteurs. Et durant les dernières décennies, les banques se sont émancipées de
  toute autorité - avec les résultats que l'on sait.<br>
  <br>
  "L'homogénéisation monétaire, dit M. Lietaer, a incontestablement facilité les échanges à chacune des étapes historiques, le passage à l'Etat-nation, puis la mondialisation. Mais elle a aussi
  pénalisé la capacité de gérer les problèmes qui se manifestent dans les économies locales. En même temps, la puissance financière a tendance à se concentrer dans un nombre sans cesse plus réduit de
  centres de décision de plus en plus éloignés du citoyen ."<br>
  <br>
  Les conséquences sont néfastes. La monnaie est indifférente à la finalité de l'échange, et se moque de servir à enfouir des déchets toxiques ou à dispenser des cours d'alphabétisation. Elle pousse
  à des activités susceptibles de détruire l'environnement : "Quand une banque prête 300, il faut lui rendre 600. La croissance est nécessaire pour créer les 300 supplémentaires", explique Bernard
  Lietaer. La création monétaire étant aux mains des banques, elle conduit à la concentration d'argent d'un côté et à la sous-monétarisation d'une partie de la population mondiale de l'autre : "Cette
  rareté, écrit un autre spécialiste, Patrick Viveret, oblige les dominés à n'utiliser qu'une faible partie de leur potentiel d'échange et d'activité." Et puis, comme l'expérience actuelle le montre,
  le système financier est intrinsèquement instable.<br>
  <br>
  La solution de Bernard Lietaer à tous ces maux ? "Il faut de la diversité monétaire, comme il y a de la biodiversité dans une forêt, afin d'amortir les chocs. Les sociétés matriarcales ont toujours
  eu un système de double monnaie : une pour la communauté dans laquelle on vit, l'autre pour les échanges avec l'extérieur. Il nous faut créer des monnaies complémentaires qui permettent aux
  communautés de satisfaire leurs besoins d'échange sans dépendre d'une autorité extérieure."<br>
  <br>
  Le plus étonnant est que déjà, nombre de monnaies s'émancipent du système dominant : les bons de réduction dans les supermarchés, les "miles" des compagnies aériennes ou les chèques-déjeuner sont
  si courants qu'on n'y prête plus attention. A une échelle plus impressionnante, les "marchés d'émissions de gaz à effet de serre" mis en place par les Nations unies ou par l'Union européenne afin
  de parer au changement climatique ne créent rien moins qu'une nouvelle monnaie, la monnaie carbone.<br>
  <br>
  Hervé Kempf

  
]]></description>
        <pubDate>Wed, 07 Oct 2009 21:21:16 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8f80a8eafe6b4dfad8da80837e05ae1e</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de francois plassard]]></title>
        <link>http://titanic.metamorphose.over-blog.com/article-33918094-6.html#comment47310110</link>        <description><![CDATA[Article dans le journal le lien Sel Cocagne <br />
<br />
Pourquoi trois monnaies ? <br />
 la monnaie de la liberté ( euros ou dollars des échanges sans frontieres ) , <br />
 la monnaie de l'égalité ( monnaie territoriales pour reconstruire les biens communs necessaire à la survie par solidarités réciproques) , <br />
 la monnaie de la fraternité (que sont les Sels ) ?<br />
pour reconstruire l'économie qui ethymologiquement veut dire les regles d'échange de la maison humaine ( oikos nomos ) <br />
<br />
Imaginons une maison à deux etages :<br />
- le rez de chaussée est l'économie non monetaire , avec l'anthropologie du don et de la réciprocité dont s'inspirent les Sels comme des familles élargies  ; c'est encore la moitié des échanges dans notre société, n'en déplaise aux économistes pour qui "ce qui ne se compte pas (en argent) ne compte pas !"<br />
- le premier étage est l'économie monetaire qui accroit le bien etre en faisant tourner la roue de la vie quotidienne sur un territoire( habiter, se nourrir, se déplacer, eduquer,  se cultiver,  prendre soin de sa  santé et de son environnement etc;)  C'est la premiere catégorie de richesse définit par Aristote  : "accroitre le bien etre de soi meme et de sa proximité". <br />
- le deuxieme étage est l'économie capitaliste de marché maintenant globalisé  , celle du profit, celle du spéculatif qui accappare pas moins de 97% des signes monetaires , qui ignore le temps (innstantanéité) et méprise la singularité de nos territoires d'appartenance! <br />
<br />
Avec la conjonction des crises financieres, crises sociales, crises écologiques (climat, energie, biodiversité),crises alimentaires...nous assistons à l'effondrement du deuxieme étage qui fait des dégats sur le premier étage (le chomage produit le chomage !) ; Entre la metaphore du titanic ,  la metaphore plus positive de la metamorphose et parfois encore de la révolution du grand soir aux matins blemes  , se situent l'ensemble des débats sur le changement à "anticiper avant qu'il nous prenne par la gorge "  ! <br />
<br />
dessin  à faire d'une maison à deux étages qui s'effondre par le haut !<br />
<br />
Reconstruire le premier étage de la maison avec des monnaies territoriales <br />
<br />
Comment recréer des espaces de confiance pertinents sur les territoires ( 20 à 30 000 personnes? voir plus ) pour mettre en oeuvre un apprentissage collectif des circuits courts ( accroitre la rotation en cercle d'un meme billet !) ? <br />
Comment grace à une monnaie territoriale ( comme le Kingauer en Baviere, le Sol etc.), retisser des complémentarités locales détruites par l'économie capitaliste de marché mondialisé ? <br />
Comment fideliser les acteurs d'un territoire (fournisseurs, clients ) à la production de leur propre bien etre par des échanges réciproques que facilitent les portables comme moyen nouveau de paiement ? ( technologie maintenant au point divulguée au Mali) <br />
Comment relier l'écobatir à l'agroécologie, aux paquets d'énergies renouvelables, aux services educatifs et sociaux basiques , pour vivre ensemble autrement, inventer un autre art de vivre, sur nos territoires (réels et virtuels par internet)  d'appartenance ?<br />
Ce fut l'objet de mon intervention concrete au forum social de Bedarieux au nom de l'asso ATP ( Acteurs et Territoires en prospective) , intervention qui va peut etre donner naissance à un groupe projet.<br />
Deux stratégies (ATP Acteurs et territoires en prospective , mon asso) vont se mettre en place : <br />
_une de type informatique avec les telephones portables ( régles du jeu à définir d'equivalence entrée /sortie entre unités de compte territoriales et euros , fiscalité, tenue des comptes de chacun etc...) <br />
_ l'autre de type humaine avec des groupes d'étudiants en écoute de territoire (methodologie ATP)  pour diffuser le projet  aupres des artisans , commercants, associations, entreprises, institutions. <br />
<br />
Une telle proposition ne peut se passer de la société civile, première victime de l'effondrement du deuxieme étage !<br />
Pourquoi ne pas s'appuyer sur des personnes ressources humaines du rez de chaussée ( des adhérants par exemple des 387 Sels de France) pour reconstruire , territoire par territoire, les premiers étages de nos maisons dejà bien abimées par la crise effondrement du capitalisme de marché ? Comment donner tort au proverbe populaires de café du commerce " une bonne guerre , et la croissance (l'emploi),  ça repart ! " <br />
francois Plassard <br />
un chomeur et un citoyen auto eco constructeur qui sait qu' une maison se construit par le bas et "qu'on ne résout pas les problemes avec les modes de pensées qui les ont engendrés !"<br />
Nos sociétés de croissance de marché n'ont connu que l'entreprise et l'Etat pour accumuler des richesses en remplacant les esclaves par le petrole. Un litre de petrole c'est suivant les observateurs un esclave qui travaille de une semaine à trois semaines ! Avec la crise écologique et la fin programmée du pétrole , n'est ce pas temps de reconstruire par le bas des économies territoires en y déclinant les trois valeurs de responsabilité, de solidarité, et d'autonomie qui sont l'application concrete de nos trois valeurs républicaines remises à l'endroit  Fraternité, Equité, Liberté (titre de mon dernier livre , edition ovadia, préfacè par Albert Jacquard ) <br />
 La fuite dans le virtuel au détriment du réel ( pour oikos nomos , notre maison humaine ) , n'est ce pas contredire une sagesse du monde partagée " c'est le singulier qui donne accès à l'universalité " et non l'inverse au pris d'une grave crise d'identité ?<br />
Reconstruire la maison par le bas , n'est ce pas échapper à la guerre, pour articuler cette fois autrement les logiques de l'avoir avec les logiques de l'etre ?]]></description>
        <pubDate>Fri, 04 Sep 2009 00:06:34 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">becdd9b10eb9a4612153ab3d75b1ae27</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de francois plassard]]></title>
        <link>http://titanic.metamorphose.over-blog.com/article-33918094-6.html#comment45331740</link>        <description><![CDATA[La monnaie territoriale est déjà une réalité en Baviere, elle dépasse la logique des Sels (systemes d'échanges locaux) <br />
(Terre à terre – France Culture) 04/07/09<br />
<br />
_ _<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
La Bavière, ses lacs, ses montagnes, mais aussi le système de monnaie complémentaire le plus efficace en Europe aujourd'hui, et une compagnie des eaux municipales capable de convertir 80% des agriculteurs locaux à l'agriculture biologique. Départ pour Munich, via Trotstein.<br />
<br />
Monsieur Lemanier, au début vous n'avez pas cru au kingauer.<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
C'est-à-dire que, voyageant depuis plus de 40 ans entre la France et la Bavière, j'étais habitué à voir plusieurs porte-monnaie, avec les francs, les deutschmarks, la monnaie autrichienne. Et au moment de l'arrivée de l'euro, j'ai trouvé ça merveilleux, on allait dans le bon sens; c'était pratique, on pouvait comparer les prix, ce qu'on avait du mal à faire autrefois. Et au moment d'une monnaie locale, j'avais cru qu'on allait à reculons; et j'ai cru qu'on allait aller dans le sens inverse au progrès de l'Europe. Je disais: qu'est-ce que c'est que cette monnaie de singe, qu'est-ce que ça veut dire? Et donc, je me suis aperçu de l'intérêt de cette monnaie en réfléchissant. On m'a expliqué que la vie locale doit, au moment où l'écologie veut qu'il y ait moins de transports. Ca oblige qu'ils circulent dans le monde entier, pour faire des millions de km, alors que sur place. Alors je pense qu'il faut revenir, au moment où on veut faire des économies, et au moment où l'atmosphère est polluée, via les monnaies locales, remettre la vie de la région avec les produits de la région, qu'on consomme au moment des saisons. Je pense que c'est l'avenir.<br />
<br />
"On accepte le kingauer". Il y a deux possibilités de savoir si l'entreprise accepte le kingauer. Le petit panonceau. Ou bien je regarde dans un annuaire les entreprises qui acceptent ce moyen de payement.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Alors ici, c'est un magasin où on peut boire du café, en acheter également. C'est une sorte d'épicerie fine?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Voilà, exactement. Il y a du café, du chocolat. En partie, ils font leur chocolat eux-mêmes. Mais c'est une épicerie fine, oui. Nous avons là bas au fond un photographe, ou un magasin de photos, qui accepte le kingauer. Un magasin de vêtements accepte le kingauer. Alors on peut tout acheter en kingauer à Trotstein.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Mais Christophe Lemanier, qu'est-ce qui les a convaincus?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Une motivation, c'est de garder les clients, et d'en gagner de nouveaux. C'est un outil marketing.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Comment est-ce que ça garde les clients?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Le client ne peut dépenser les kingauers que chez les commerçants propriétaires de leur magasin. Parce que par rapport aux grandes surfaces ou aux grandes chaînes, ils n'ont pas la possibilité d'accepter ce genre de monnaie.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Parce que on ne le propose pas, ou parce qu'ils n'en veulent pas?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Parce que c'est trop compliqué. LA gestion se fait localement, et ces grandes surfaces sont gérées par des centrales. Et par ce biais, on a un avantage, par rapport aux grandes chaînes.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Ce n'est pas du tout un avantage financier. C'est-à-dire que c'est uniquement un avantage qui repose sur la bonne volonté ou à l'engagement des uns ou des autres?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
La bonne volonté, c'est un point .le consommateur a u premier avantage d'utiliser le kingauer. A chaque fois que je change des kingauers au bureau de change, 3% vont à une association de son choix. Et l'association peut être une association sportive, une association sociale. Ca peut être un projet social. Donc sa motivation, c'est qu'il finance son projet, sans qu'il y ait un désavantage. Pour ses 100 €, il obtient 100 kingauers; il ne perd rien; Ces 3% sont financés par les commerçants.<br />
<br />
Les commerçants ont deux possibilités. Ils peuvent dépenser les kingauers, comme les euros. On veut renforcer ce circuit. 2^ème possibilité, il peut sortir du système kingauer, rechanger ses kingauers en euros, mais il perd 5%.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Donc les fameux 3% qui vont à une association, et 2% supplémentaires?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Pour le kingauer, pour le travail qu'on fait.<br />
<br />
Je veux 100 kingauers, je tire ma carte, il y a un bon qui sort. Et je vais chercher dans ma caisse 100 kingauers. Les kingauers sont des bons qui ont une valeur équivalent à l'euro. Plus on dépense des kingauers, plus ça fait plaisir. J'adore dépenser des kingauers. Alors que je n'aurais pas cru il y a 5 ans, quand j'ai commencé. Au départ, quand on a ses euros, on veut économiser. Avec les kingauers, c'est le contraire.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Mais alors c'est une incitation à la consommation?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Une incitation à la consommation, mais intelligente. On ne consomme pas plus que normalement, mais cela fait plaisir de dépenser. Parce qu'on sait que l'on fait quelque chose qui est bon pour la région. Les bureaux de change sont des commerçants, mais ce sont aussi des banques. Il y a des banques qui jouent aussi ce jeu. Je vais chercher mes kingauers comme si j'allais chercher mes euros, à l'automate bancaire.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Mais ce sont des banques particulières?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Non, ce sont les banques régionales. En Allemagne, il y a la Schwartzkasse (la Caisse d'Epargne), et la Rfsbank (ce sont les coopératives bancaires).<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Donc en fait, ça s'est totalement inscrit dans l'économie locale. Et ce n'est pas du tout réservé à des alternatifs.<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Le kingauer, c'est vraiment un projet qui a commencé tout petit, et qui maintenant un succès, mais un succès local. Et le succès qu'on a en Allemagne ou en Europe, ça nous aide aussi à confirmer que ce qu'on fait, c'est juste, c'est intéressant. En fait, avec le kingauer ce qui est important, c'est que c'est une monnaie complémentaire. C'est-à-dire que ce n'est pas contre l'euro. Ici, on est pour, en complément de l'euro. L'idée qu'on a du kingauer, c'est la pluralité. Et c'est la même chose pour ce qu'on veut ici, que ce soient les OGM, et aussi l'énergie locale. A Trotstein, 50% est en énergie renouvelable: l'eau, le solaire, et la biomasse. En Bavière, c'est 30%, et en Allemagne, c'est 15% de l'électricité qui est faite avec l'énergie renouvelable. Et le but de ce département de Trotstein, c'est d'avoir 100% en 2020.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
La boutique du fleuriste.<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Ici, le fleuriste accepter le kingauer. Et c'est pour lui un moyen de fidéliser ses clients, de venir dépenser chez lui. C'est un commerçant propriétaire de son magasin. Et avec le kingauer, il a un moyen de faire venir le client chez lui. En fait, il fait des économies de publicité. C'est son panonceau sur sa porte qui fait que le client vient chez lui, dépenser le kingauer. On a de plus en plus des grandes surfaces qui viennent ici, et le petit commerçant a de moins en moins de chances de survivre. Donc il faut trouver quelque chose qui est différent.<br />
<br />
<br />
 Ruth Stégassy<br />
<br />
C'est-à-dire, vous ne pouvez pas lutter avec les mêmes armes; et donc il faut trouver un autre système, pour maintenir les petits commerçants dans la ville.<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Exactement. On voit souvent que la publicité, c'est une publicité par le prix. Un produit, ce n'est pas seulement un prix, c'est aussi autre chose. Et ici, on veut aider les commerçants à survivre, qu'il y ait une pluralité de commerces dans la région, ou bien dans cette ville. Et c'est un moyen de faire réfléchir le client, de le faire venir; et aussi une chance pour le commerçant d'expliquer ses produits.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
C'est-à-dire que le client, ce n'est pas uniquement comme on aurait pu l'imaginer la promotion des produits locaux, mais c'est aussi la possibilité pour l'argent qui est dépensé de rester dans un circuit local. Parce qu'effectivement, comme ça a été dépensé à l'intérieur du réseau kingauer, l'argent qui a été gagné par ce fleuriste n'ira pas ailleurs.<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Exactement. Comme je disais tout à l'heure, c'est pour ça que l'aime dépenser le kingauer, par ce que je sais qu'il fera la même chose que moi. Donc ce n'est pas seulement dépenser de l'argent. C'est aussi une idée qu'on transmet.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
C'est un renforcement local.<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Oui. Et c'est dans la région que se créent les emplois, qu'on investit. En fin de compte, je fais quelque chose pour ma région. Et les régions, à mon avis, c'est quelque chose d'important, c'est là où je peux agir, où je peux influencer ma vie; En payant avec le kingauer, je vais dans cette direction, dans mes idées.<br />
<br />
Nous sommes sur la place du marché. Tous les vendredis, un marché accepte complètement la monnaie kingauer.<br />
<br />
_Ruth Stégassy_<br />
<br />
Parce que ce n'est pas les mêmes qui viennent vendre selon les jours?<br />
<br />
_Christophe Lemanier_<br />
<br />
Cette boulangerie accepte les kingauers. Ils achètent leur farine chez un meunier de larégion qui]]></description>
        <pubDate>Wed, 22 Jul 2009 19:21:42 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ec165654d35482b04c32a513250b33da</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de francois plassard]]></title>
        <link>http://titanic.metamorphose.over-blog.com/article-33918094-6.html#comment45328910</link>        <description><![CDATA[Sentence du Tribunal de l’Argent ROI<br />
Toulouse Tournefeuille, festival "Camino Agir pour la non-violence", les 12, 13 & 14 juin 2009.<br />
« Travaux d’utilité collective à perpétuité au service de la restauration des biens communs ! »<br />
<br />
<br />
Nous les quarante jurés, après avoir écouté et délibéré dans le nécessaire anonymat de ce procès historique, délocalisé à Toulouse, 220 ans après 1789, <br />
Nous avons décidé de condamner : l'ARGENT DEVENU ROI <br />
<br />
Cette décision historique lue ici solennellement devant le peuple et ses représentants locaux sur la place Jean Jaurès à Toulouse Tournefeuille, nous semble autant nécessaire :<br />
- pour éviter que la tension inégalitaire sans précédent entre les humains débouche sur une troisième guerre mondiale <br />
- que pour éviter que la Vie, par la crise écologique, exclue les humains de l’aventure de la Vie.<br />
<br />
Bien que nous ayons été attentifs aux arguments de monsieur Albert Jacquard, bio généticien, montrant les dangers pour la Vie de donner une valeur à toute chose en la soumettant par le prix à la loi des nombres ou des chiffres…<br />
Bien que nous ayons été attentifs aux démonstrations des plaignants sur la « violence de l’argent » quand il sert de miroir aux versants les plus vils de l’identité humaine…<br />
Bien que nous ayons pris acte que l’ «argent de la violence» est de loin le premier usage que les humains font de l’argent comme moyen d’échange…<br />
<br />
Nous les jurés avons décidé de ne pas condamner l’outil d’échange qu’est l’argent tant qu’il laisse la place à la gratuité et au don, expression du meilleur des sentiments humains.<br />
Mais nous, les jurés, avons décidé de condamner l'évolution de ces quarante dernières années de notre système monétaire qui a abandonné tout contrôle démocratique sur la création de monnaie, déléguée inconsidérément aux seules banques privées, avec pour seul indicateur le profit. <br />
Cette évolution a dévoyé ainsi l'argent de sa fonction première d'équivalence des échanges de biens et de services. <br />
Cette évolution néolibérale a contribué ces trente dernières années à un transfert massif des fruits de l'effort collectif vers les revenus du capital (+ 22%) au détriment des revenus du travail (- 17%) remettant en cause dans ses fondements notre contrat social d'équilibre, initié en 1789, entre la liberté et l'égalité.<br />
Au vu de la bulle financière où 97% de la monnaie ne correspond plus à des échanges réels de biens et de services, ce qui a provoqué une crise financière puis économique jetant des millions de gens dans la misère, pendant que d'autres s'enrichissent,<br />
<br />
nous condamnons l’argent devenu ROI. <br />
<br />
Ayant entendu le réquisitoire du procureur de la République, montrant qu’en réduisant l’argent au rôle de simple marchandise, nous en avons fait un bien au service des capitaux privés alors qu’il est par essence un bien public, <br />
nous condamnons le système monétaire dans son ensemble qui a échappé aux décisions politiques :<br />
aux travaux d’intérêts collectifs à perpétuité, au service du bien commun. <br />
<br />
Soit à réaffecter la part des intérêts collectés auprès des emprunteurs supérieure à la croissance réelle, à la restauration des biens publics et des biens communs qu’il a épuisés et qui sont nécessaires à la survie de la communauté humaine et à la poursuite de l’aventure de la Vie sur note petite planète Terre. <br />
<br />
La première étape de cette condamnation aux travaux d’intérêts collectifs pourrait être de restituer tout cet argent de la violence à toutes les initiatives qui contribuent à construire une culture de la non-violence. Comment pouvons nous croire qu’avec 10 000 ogives nucléaires et 600 millions d’armes légères repartis inconsidérément dans le monde, cet argent dit de dissuasion, serve à autre chose que, par le transfert de nos impôts, à enrichir des capitaux privés tout en nous menant au chaos !<br />
Nous demandons donc que les 1300 milliards de dollars que prélèvent nos États, par nos impôts, au profit des capitaux privés de la peur, soit 200 dollars par humain et par an, initient à tous les niveaux cette culture historique de la non-violence, seule issue à notre survie collective. <br />
<br />
La deuxième étape que préconise le jugement du tribunal de l’argent Roi, est celle d’anticiper sur une crise écologique sans précédent dans notre histoire (énergie non renouvelable, réchauffement climatique, chute de la bio diversité). <br />
Cette anticipation nécessaire à notre survie pourrait se faire par le double mouvement :<br />
<br />
1-de la création d’une monnaie internationale permettant une création monétaire de 5000 milliards de dollars, comme le préconise Nicolas Stern le conseiller technique de Tony Blair, pour faire face aux urgences en s'affranchissant des frontières;<br />
<br />
2-  de l’instauration de monnaies circulaires et citoyennes sur les territoires, comme outils de reliance de l’agro-écologie, de paquets d’énergies renouvelables, d’éco-bâtir à faible empreinte écologique, de mobilités raisonnées, et de mutualisation de services de santé et éducatifs primaires de proximité sur des territoires pertinents pour leur singularité culturelle, humaine et écologique. <br />
Comment ne pas voir l’intérêt de la reconquête de l’accès à l’eau potable, de la souveraineté alimentaire et des biens communs de proximité  nécessaire à la survie comme première étape d’une culture de la non-violence, de réconciliation des humains entre eux et avec la nature, dont l’argent-roi les a détachés!<br />
<br />
Ce défi de la survie et de la vie a besoin, pour échapper à la logique du Titanic et embrayer sur celui de la Métamorphose,  d’un signal fort sur l’inversion de nos valeurs :<br />
Quitter nos valeurs du passé fondées sur la conquête et la compétition quand nous nous voyions dans un monde infini, pour apprendre celles de la simplicité et de la responsabilité de jardiniers de notre planète, maintenant que nous sommes 7 milliards d’humain dans un monde fini que nous ne quitterons pas avant très longtemps.<br />
Pour inventer, dans la singularité de chacun de nos territoires, cette métamorphose, nous proposons de lui donner sens comme un chantier provisoire d’inversion de nos échanges symbolisés par Fraternité, Équité, Liberté. <br />
Depuis 1789, ni notre expérience du Tout État au nom de l’égalité, ni notre expérience du Tout marché au nom de la liberté, n’ont montré aux peuples leur pertinence pour répondre à l’aspiration éthique et de responsabilité des citoyens réduits à l’état de consommateurs ou d’usagers. Dans ces deux cas, ces économies de marché devenues société de marché, nous ont conduit à la guerre. Il nous faut inventer des sociétés avec marché.  Construire une culture de la non-violence en restaurant les biens communs nécessaires à la vie, n’est ce pas l’opportunité de mettre l’économie marchande au service des activités humaines plus hautes et plus humaines qui font de nous des humains ?<br />
 <br />
<br />
<br />
Le Président du Tribunal: Bertil SYLVANDER,<br />
Le Procureur: François PLASSARD,<br />
L'avocat de la défense: Patrick MIGNARD,<br />
La "conscience du tribunal": Marie-Christine ROSIER et Karima ZAIZ,<br />
Premier assesseur: Fabienne Luciani,<br />
Greffier: Hédia MESSAOUDI,<br />
Les "experts":<br />
François MAURIN,<br />
André-Jacques HOLBECQ,<br />
Albert JACQUARD,<br />
Patrick VIVERET,<br />
Pierre RABHI,<br />
Jean-Marie MULLER,<br />
Jean-françois NOUBEL,<br />
Philippe DERRUDER,<br />
Riccardo PETRELLA,<br />
Les témoins:<br />
Miloud,<br />
Noi Donne,<br />
Rosa Aïda ZARAZOA CORTES,<br />
Mister Jo,<br />
Ji-eun LEE,<br />
Gangi KIM,<br />
Rajel,<br />
Les guerriers de l'Arc-en-ciel, etc…<br />
	Documents disponibles sur le procès  : CD, livre, bande dessiné <br />
www.acse.info]]></description>
        <pubDate>Wed, 22 Jul 2009 18:23:28 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9173d4b2da2218a4b9e8163e83a090e7</guid>
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        <title><![CDATA[Commentaire de sonia]]></title>
        <link>http://titanic.metamorphose.over-blog.com/article-33918094-6.html#comment45244907</link>        <description><![CDATA[Coup d'envoi, la chrysalide s'organise à l'intérieur...]]></description>
        <pubDate>Mon, 20 Jul 2009 22:44:38 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">df108bfcb545166aaa4c0f6592cd2d44</guid>
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